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Café de l'IEC

Café détail

Des dames patronnesses aux patronnes


26 novembre 2013

Café La Baleine, Jardin des Plantes


Avec Suzanne Srodogora et Françoise Belet, Conseil régional d'Île-de-France
Avec Ndella Diakhate, Fondatrice et dirigeante de la société Nett'Bio
Avec Claire Hollender, Conseil régional d'Île-de-France
Avec Frédérique Clavel, Agence pour la Création d'Entreprises

Elles entreprennent: «Pour être leur propre patronne… parce qu’elles ne trouvent pas d’emploi salarié (“trop âgée”, “pas assez d’expérience”, “pas d’embauche dans la région”)… pour exercer une activité qui leur plaît… pour briser le plafond de verre… »

Mais pourquoi le taux de créatrices d’entreprise stagne-t-il à 30% depuis 30 ans alors que le taux d’activité des femmes a explosé passant de 54% en 1968 à 79% en 2008?

Ces temps-ci tout particulièrement, l’encouragement à créer son entreprise, à créer son propre emploi, est très présent et largement orienté vers les femmes. Elles sont invitées à «surmonter leur peur du risque, à oser, à avoir confiance en elles, en leurs capacités, leur créativité, leur sens de l’innovation.»
L’enjeu est de taille: développer l’entrepreneuriat féminin, c’est « activer » des gisements – des potentialités – d’emplois dormants qui sont précieux pour l’économie, les revenus des familles, le développement économique local…

Mais l’entrepreneuriat féminin relève-t-il du féminisme?
Oui, si on le considère comme l’un des moyens de l’autonomie économique, clé de voûte de toutes les autres autonomies.
Oui, quand on examine les leviers qu’il met en jeu, les champs d’action, d’aventure, de faire, être, exprimer, qu’il ouvre.
Oui, quand on se remémore le recours spontané aux entreprises alternatives des féministes des années 1970, telles que librairies-cafés ou maisons d’éditions.
Oui aujourd’hui encore, quand on voit la place prise par les femmes dans l’économie sociale et solidaire, véritable laboratoire d’action et de recherche pour un autre partage du capital et du travail.
Et quand 60% des diplômés des écoles de commerce et de gestion sont des femmes, pourquoi devraient-elles s’interdire d’aller aussi vers la création d’entreprises innovantes, lucratives, de chercher à devenir « riches »?
Les héritières ont bien droit au féminisme, elles! Mais quel est le rapport des féministes à l’argent ?


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