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Café de l'IEC

Café détail

Les femmes et les réseaux sociaux: entre moyens d'action et de solidarité et cybersexisme

Nouveau lieu pour le prochain café de l'IEC : Café-Librairie, Le 108. 4 impasse de Joinville Paris 75019. 18h30 – 21h30



Café du 22 janvier 2019

Café-Librairie : LE 108. 4 impasse de Joinville Paris 19. Entrée au niveau du 108 avenue de Flandre. Métro : Crimée (Sortie 2)


Avec Mathilde GROAZIL,
Avec Rebecca AMSELLEM,
Avec Louise DELAVIER,

Les techniques ont toujours influencé le cours de l’Histoire mais depuis quelques décennies, les technologies de la communication, particulièrement les réseaux sociaux, ont infléchi et accéléré les évolutions sociales et politiques partout dans le monde. Comment  les femmes ont elles été concernées par cette « révolution numérique » ?
La diffusion instantanée et planétaire de l’information grâce aux réseaux sociaux permet des réactions rapides, mondialisées et génère des moyens d’actions et de solidarités d’autant plus efficaces pour les femmes, qu’elles sont très présentes sur ces réseaux sociaux. Ainsi, elles ont pu se retrouver nombreuses pour des luttes émancipatrices et de nouvelles formes de sororité ont pu émerger. En revanche, les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour renforcer les violences déjà infligées et développer des violences, parfois virtuelles certes, mais dont les conséquences sont bien réelles et ont un impact sur la vie des femmes.
Ce sont les réseaux sociaux qui ont permis aux bloggeuses des « printemps arabes » en 2011, de s’exprimer et de faire mieux connaître la condition des femmes dans des pays de tradition et de culture encore patriarcale et inégalitaire.
L’an dernier, le mouvement « Me Too » n’a pu déclencher une dénonciation planétaire des violences sexuelles et sexistes que grâce à Facebook et autres Twitter.
Cependant, parallèlement le cybersexisme n’a cessé de croître, car les réseaux sociaux rendant l’intime public peuvent être vecteurs de violences envers les femmes: de la violation du respect de la vie privée à la surveillance et au harcèlement psychologique et moral.
De plus, les réseaux sociaux peuvent inciter à uniformiser les prises de position qui se résument en un hashtag et à minimiser le temps de réflexion, ils peuvent donc entraîner une radicalisation des points de vue. Et un partage donné en un clip signifie-t-il un réel soutien sinon un engagement ?
Ce risque d’une « schématisation » de la pensée, sinon d’une instrumentalisation des informations peut avoir des conséquences politiques aussi dangereuses pour les droits et les libertés des femmes (comme pour les droits humains en général, d’ailleurs) que l’action rapide et solidaire peut y être favorable. L’influence de whatsapp et autres applications gratuites dans les victoires électorales de partis hostiles aux droits des femmes, en Europe et en Amérique, en témoignent.
C’est donc en cherchant comment optimiser le recours à ces médias, sans oublier de combattre les violences qu’ils peuvent potentialiser, que nous voulons débattre de cette situation paradoxale avec nos intervenantes :

Mathilde GROAZIL, chercheuse en sciences de l’information et la communication,

Rebecca AMSELLEM, fondatrice du réseau « Les Glorieuses »,

Louise DELAVIER, co-fondatrice du réseau « En avant toutes ».


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