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Manifestations scientifiques

L’IEC soutient chaque année des projets de manifestations scientifiques (colloques, congrès, journées d’étude) organisés dans la région francilienne par des centres de recherche ou des associations.


Manifestations scientifiques 2018

Appel à projets 2018 "Histoire des femmes juives en France (1939-années 1950)"

1er avril 2018 (date limite)


Appel à projets bourses doctorales et post-doctorales de la FMS


«HISTOIRE DES FEMMES JUIVES EN FRANCE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE ET DANS LE LONG APRES-GUERRE»


La Fondation pour la Mémoire de la Shoah, en partenariat avec l’Institut Emilie du Châtelet, propose 
une bourse doctorale
une bourse post-doctorale 
pour des recherches portant sur l’histoire des femmes juives en France pendant la Seconde guerre mondiale et dans le long après-guerre (1939-fin des années 1950).

Les bourses s’adressent à des étudiant·e·s français·e·s ou étranger·ère·s, inscrit·e·s en thèse ou rattaché·e·s à une équipe de recherche.
Accordées pour une année, elles peuvent être reconduites sur demande.


Les dossiers de candidature sont à télécharger sur le site de la FMS : obtenir un dossier

Date limite de candidature : 1er avril 2018

Les dossiers sont à envoyer à la :

Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Programme "Histoire des femmes juives en France"
10 avenue Percier
75008 Paris

Pour tout renseignement, contacter :
Régine Socquet
courriel
tél. 01 53 42 63 27


Croiser, révéler. Intersectionnalité et transfert des savoirs: itinéraire d’un concept militant (appel à communications)

9 avril 2018 (date limite)

Appel en anglais et en français

Appel à communications pour le colloque international

14-15-16 novembre 2018
Université Paris Diderot, bâtiment Sophie Germain, amphi Turing,
8 rue Einstein, 75013 Paris

Organisatrices : Myriam Boussahba-Bravard et Emmanuelle Delanoë-Brun, LARCA-UMR8225, université Paris Diderot ; Frédérique Berthet, CERILAC, université Paris Diderot
Avec le soutien du LARCA-UMR8225 (Université Paris Diderot), de la Fabrique du politique (Université Paris Diderot), et de l’institut Émilie Du Chatelet, et la participation du Service culture (Université Paris Diderot).

Appel
Fatiguées des conservatismes et crispations idéologiques qui caractérisent la période de la guerre froide, les années 60 voient se multiplier les revendications issues des marges sociétales, aux Etats-Unis comme en Grande Bretagne, mais aussi en France. Le long combat pour les droits civils initie le mouvement. Viennent bientôt s’y ajouter la deuxième grande vague du mouvement féministe, puis le combat pour la fin des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle. Mais dans ce militantisme structuré autour de la défense d’intérêts d’ordre «catégoriels» – de classe, de race, de genre, d’orientation sexuelle, en particulier – qu’en est-il de celles et ceux qui, parce que ressortissant de plusieurs de ces catégories, se trouvent à la croisée de revendications pas toujours convergentes?
Né en 1989 sous la plume de Kimberlé Crenshaw, le concept d’intersectionnalité pointe cet angle aveugle du militantisme traditionnel qui achoppe à rendre compte des discriminations croisées que subissent des populations doublement marginalisées. C’est le cas des noires Américaines par exemples, laissées pour compte d’un féminisme mainstream essentiellement blanc, mais aussi des mouvements de lutte contre le racisme, où les considérations de sexe peinent à entrer en jeu, comme des revendications syndicales, où les questions de couleur sont peu prises en compte. Invitant à réfléchir les discriminations non plus en terme d’absolus, mais au point de leur intersection, le terme a rapidement essaimé, ouvrant de nouvelles perspectives pour un militantisme moins exclusif, conscient des multiplicités des oppressions croisées – mais un militantisme alors, souvent, soupçonné en particulier en France de faillir à un universalisme soudain mis à mal.
L’objectif de ce colloque sera de suivre l’itinéraire tant militant qu’universitaire de ce concept, des questions qu’il pose, de l’intérêt ou au contraire de la prudence qu’il suscite, des zones de turbulence qu’accompagne son transfert progressif vers d’autres horizons culturels et sociétaux. Son itinéraire, mais aussi le champ des possibles qu’il a autant révélés qu’ouvert dans les domaines connexes de la littérature et des arts, depuis l’émergence de voix qui pointent la singularité de situations longtemps cantonnées à la marge – on pense à l’œuvre de James Baldwin, à la poésie d’Adrienne Rich ou d’Audre Lorde, au cinéma de Cheryl Dunye – jusqu’à la revendication à une visibilité étendue jusque dans les productions les plus mainstream, et aux réactions virulentes qu’elle provoque souvent tant dans le milieu des jeux vidéo par exemple, avec la controverse du Gamergate ouverte à l’été 2014, qu’au cinéma, avec le polémiques ouvertes par la diversification des franchises (Ghostbusters en 2016, ou les derniers opus de la saga Star Wars, pour mentionner les exemples les plus récents). L’intersection se veut aussi champ culturel et artistique, sorti de son long régime de bas bruit, terrain d’expression au croisement de l’art et du militantisme où se repense la fonction politique de l’art et de la culture.
Le mode opératoire choisi pour suivre l’itinéraire de ce concept militant repose sur le croisement: des approches, des disciplines, des terrains d’investigation, des expériences. Dans son organisation à la croisée des disciplines (histoire; politique; culture visuelle; études filmiques; littérature; études de genre; santé…), ce projet mobilise trois aires culturelles (Amérique du nord, Grande Bretagne et France), et souhaite faire se rencontrer universitaires, militants, artistes et acteurs du monde social, politique et culturel, afin de considérer comment le concept chemine, entre action et réaction, dans les différents terrains sociétaux auxquels il se confronte. Car de telles circulations et transferts idéologiques révèlent aussi des horizons culturels plus différenciés qu’il n’y paraît dans un contexte de multiplication des échanges, alors même que les barrières de communication et d’information sont réputées avoir disparu. Autant de questions que ce colloque souhaite soulever, autour d’un concept, de ses circulations et de la variété de ses déclinaisons, de son origine à son transfert et aux réalités de son implantation, culturelle, sociales, artistiques, politiques, tant dans le monde anglophone initialement qu’aujourd’hui en France.

Nous attendons des propositions de toutes disciplines.

Proposition (titre + 500 mots + corpus ou sources bibliographiques) et courte notice biographique à envoyer aux trois organisatrices jusqu’au 9 avril 2018 inclus
Réponse début mai 2018.
Emmanuelle Delanoë-Brun: delanoee@univ-paris-diderot.fr
Frédérique Berther: berthet.frederique@wanadoo.fr

Appel en anglais : cliquer sur l'url ci-dessous


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