Les femmes à l’écran, un écran pour les femmes?
Accueil » Agenda/Activités » Les femmes à l’écran, un écran pour les femmes?
29 novembre 2011
Jardin des Plantes, café La Baleine
Intervenant·e
Brigitte Rollet
(University of London, Institute of Paris)
Études culturelles
Intervenant·e
Sarah Lecossais
(Allocataire IEC, Université Sorbonne Nouvelle)
Sciences de l'information et de la Communication
Présentation en PDF
Objet de désir du grand écran et d’identification du petit, les femmes occupent des rôles divers et variés dans les fictions cinématographiques et télévisuelles françaises. D’une chaîne à une autre, d’un cinéma populaire à un cinéma d’auteur, de multiples constructions sont offertes aux publics. Qu’ont donc en commun ces héroïnes le plus souvent trentenaires, esthétiquement et idéologiquement conformes aux normes dominantes? Laissent-elles une place à des alternatives de féminité, de génération, de classe sociale, d’appartenance ethnique ou d’orientation sexuelle? En effet, loin d'une image figée des femmes, les fictions proposent différents types de caractérisation des héroïnes et sont parfois porteuses d'un véritable questionnement sur la féminité, la maternité, ou encore la difficile conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Qu'est-ce aujourd'hui qu'être une mère de famille dans une série télévisée? La domination masculine règne-t-elle toujours en maître? Et que proposent les femmes qui filment? Parviennent-elles à échapper aux stéréotypes sociaux, sexuels et sexués? La fiction peut-elle être un lieu de transgression des normes ou sert-elle au contraire à les réaffirmer? Le débat portera à la fois sur les femmes filmées et sur celles qui filment: à partir d’exemples récents de films de cinéma et d’OEF (Œuvres d’Expression Françaises) diffusées sur les chaînes hertziennes, l’on s’interrogera sur les tendances marquantes de la fiction hexagonale, de ce qu’elles disent des/sur les femmes telles que les conçoivent les producteurs, créateurs et autres diffuseurs, et de ce qu’elles suggèrent également des publics construits par ces fictions.