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Les femmes et la philosophie des Lumières: formes et modes de participation et de collaboration

14-16 mars 2017
Université Paris Ouest Nanterre La Défense, bât. Maw Weber, salle des conférences

Intervenant·e

CSLF-EA 1586

Présentation en PDF

Dans la relation des femmes à la philosophie des Lumières, l’extériorité semble la règle, l’enquête de F. Lotterie autour de la figure de la «femme philosophe» l’atteste (Le Genre des Lumières. Femme et philosophe au XVIIIe siècle, Paris, Garnier, 2013). Cette extériorité, à laquelle les modes d’accès au savoir et le fonctionnement des institutions littéraires et scientifiques de l’âge classique semblent vouer les femmes, nous voudrions la vérifier, la nuancer ou la compléter, à la lumière de corpus longtemps inédits remis en lumière, au gré de travaux d’édition et d’études diverses.
Pour cette enquête, nous choisirons donc une autre entrée que celle de l’imaginaire des Lumières : celle de la vie des idées incarnée dans des correspondances, des écrits (parfois inédits), sans oublier le volant infra-littéraire des traductions ou du journalisme. Outre le rôle joué par les femmes dans les transferts culturels, par leur œuvre de traductrice, elles ont pu se frayer une place dans des domaines réputés masculins, et participer aux débats publics du temps.
Ceci engage bien sûr notre façon de concevoir les Lumières et le contenu de l’étiquette de « philosophe ». Si la philosophie des Lumières implique aussi une manière d’être, une aspiration conditionnant les comportements et les formes de pensée, elle ne se traduit pas seulement par des essais et des corps de doctrine, mais par le partage d’idées, de  valeurs, et par la participation active à des échanges intellectuels. Il serait alors nécessaire de prendre en compte ces participations, longtemps invisibles, pour avoir une vision plus complète des Lumières.