Même les femmes vieillissent!
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27 novembre 2012
Jardin des Plantes, café La Baleine
Intervenant·e
Noëlle Châtelet
(romancière)
Intervenant·e
Thérèse Clerc
(Maison des Babayagas, Montreuil)
Intervenant·e
Dominique Doré
(Maison des Babayagas, Montreuil)
Présentation en PDF
Simone de Beauvoir, pour qui son entreprise était sa vie, a aussi écrit sur la vieillesse pour «briser la conspiration du silence». Mais comment aujourd’hui les femmes vivent-elles l’âge avancé? Quelles représentations en ont-elles?
En cette «année 2012 européenne du vieillissement actif» un «spécial eurobaromètre» concernant le regard des autres sur le vieillissement (données non sexuées!) nous indique que «la jeunesse» s’arrête à 42 ans et qu’on est «vieux» à partir de 64 ans (comme dans la chanson des Beatles, s’il est permis de se référer aux années 70).
Pour Victor Hugo, «l’un des privilèges de la vieillesse, c’est d’avoir, outre son âge, tous les âges». Le dernier Deleuze, franchissant toute limite, écrit: «Il y a des cas où la vieillesse donne, non pas une éternelle jeunesse, mais au contraire une souveraine liberté, une nécessité pure où l’on jouit d’un moment de grâce entre la vie et la mort, et où toutes les pièces de la machine se combinent pour envoyer dans l’avenir un trait qui traverse les âges.»
Mais, avec l’historienne Beate Wagner-Hazel, on peut se demander si la vieillesse ne serait pas aussi peu une constante anthropologique fondamentale que ne l’est le genre? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une construction culturelle à laquelle on accorde différents attributs selon le lieu et l'époque?
En cette «année 2012 européenne du vieillissement actif» un «spécial eurobaromètre» concernant le regard des autres sur le vieillissement (données non sexuées!) nous indique que «la jeunesse» s’arrête à 42 ans et qu’on est «vieux» à partir de 64 ans (comme dans la chanson des Beatles, s’il est permis de se référer aux années 70).
Pour Victor Hugo, «l’un des privilèges de la vieillesse, c’est d’avoir, outre son âge, tous les âges». Le dernier Deleuze, franchissant toute limite, écrit: «Il y a des cas où la vieillesse donne, non pas une éternelle jeunesse, mais au contraire une souveraine liberté, une nécessité pure où l’on jouit d’un moment de grâce entre la vie et la mort, et où toutes les pièces de la machine se combinent pour envoyer dans l’avenir un trait qui traverse les âges.»
Mais, avec l’historienne Beate Wagner-Hazel, on peut se demander si la vieillesse ne serait pas aussi peu une constante anthropologique fondamentale que ne l’est le genre? Ne s’agirait-il pas plutôt d’une construction culturelle à laquelle on accorde différents attributs selon le lieu et l'époque?