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Quarante ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre: Rose-Marie Lagrave

21 mai 2011
Jardin des Plantes, auditorium de la Grande Galerie de l'Évolution

Intervenant·e

Rose-Marie Lagrave
(EHESS)
Sociologue

Présentation en PDF

Étudiante en sociologie à la Sorbonne en 1968, Rose-Marie Lagrave a été militante féministe dès les années 1970, comme de nombreuses étudiantes de sa génération. Titulaire d’un doctorat en 1979, reconfiguré dans un ouvrage intitulé Le village romanesque (1980), elle a participé au Groupe d’histoire des femmes de l’EHESS, puis a dirigé un collectif de chercheuses dans le cadre de l’ATP «Femmes, féminisme et recherche» dont les travaux ont été publiés sous le titre Agricultrice. L’invention politique d’un métier (1988). Élue directrice d’études à l’EHESS en 1993, elle a créé cinq ateliers de formation à la recherche en sciences sociales dans les pays de l’Europe centrale, expérience qui a fait l’objet d’un premier ouvrage Voyage aux pays d’une utopie déchue. Plaidoyer pour l’Europe centrale (1998), puis d’un ouvrage collectif avec des doctorants de ces pays Fragments du communisme en Europe centrale (2011). En 2002, elle a créé la spécialité «Genre, Politique, sexualité» dans le cadre du master sociologie de l’EHESS, spécialité dirigée à présent avec Éric Fassin et Juliette Rennes, et a publié avec ses doctorant-e-s Dissemblances. Jeux et enjeux du genre (2003). Avec Arlette Farge, elle a été commissaire de l’exposition «L’amour comment ça va?» au Parc de la Villette, exposition qui a donné matière à un livre, Sept images d’amour (2006). Elle a enseigné dans plusieurs universités brésiliennes, à l’Université nationale de Bogotá, dans les universités de l’Europe centrale et du Maghreb, au Vietnam et en Chine. Elle est membre de l’IRIS, et médiatrice à l’EHESS.
En croisant militantisme féministe et appartenance de classe, sa conférence voudrait introduire à une réflexion sur ce que consentir à être soi veut dire.