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Un angle mort de la pensée féministe : la vieillesse et la dépendance

30 mars 2018
Jardin des Plantes, Grand amphithéâtre d'entomologie, 43 rue Buffon (Paris 5e), 14h-16h

Intervenant·e

Rose-Marie Lagrave
EHESS/IRIS
Etudes de genre

Présentation en PDF

Les féminismes de l’après Mai 1968 ont lutté prioritairement sur les modalités de réappropriation par les femmes de leur corps, que se soit par la contraception, l’avortement, la prostitution, contre les violences conjugales, la remise en cause du bio pouvoir et de la médicalisation du corps des femmes. Toutefois, on constate un relatif silence quand le corps devient dépendant et échappe à la maîtrise de soi. Or, qu'il ait été défait ou refait, la vieillesse concerne un genre accompli, d'où l'intérêt de l'appréhender dans ses finitions et sa finitude face à la mort. Pour appréhender ce que  les féminismes disent sur la vieillesse et la dépendance, on procédera en trois temps : restituer la genèse d’un intérêt pour cette thématique, pour ensuite interroger les raisons d’un silence féministe sur la vieillesse, et terminer par des propositions pour une possible approche féministe de la vieillesse et de la dépendance.

Rose-Marie Lagrave est sociologue, directrice d'études à l'EHESS, à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
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