Chef-fe-s d’orchestre: le genre de la direction
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31 janvier 2014
MNHN, Grand amphithéâtre d'entomologie
Intervenant·e
Hyacinthe Ravet
(Université Paris Sorbonne)
Sociologue et musicologue
Présentation en PDF
Les professions musicales sont structurées par une division sexuelle forte des attributs et des métiers : plus présentes dans les métiers du chant que dans l’interprétation instrumentale, dans l’accompagnement que dans la direction et la composition, les femmes n’exercent pas la musique de manière professionnelle au même titre que les hommes (elles représentent 24% des musiciens interprètes et 10% des compositeurs). Pourtant, le domaine musical est l’un de ceux dans lequel les femmes ont été diplômées du Supérieur, où une mixité s’observe entre professionnels de longue date et où elles ont été toujours très nombreuses en tant qu’amateurs (55% des élèves des écoles de musique contrôlées par l’État sont actuellement des filles).
Que dire alors des rares femmes cheffes d’orchestre ? Comment construisent-elles un «goût» pour la direction, alors même que la fonction demeure largement «masculine», en matière de population exerçant ce métier comme dans les représentations qui lui sont associées? De quelles dispositions doivent-elles être dotées pour se faire une place dans cet univers professionnel ? À quelles résistances se heurtent-elles? Quelles manières de faire – sexuées? – importent-elles dans les modalités d’exercice de l’autorité, de la gestion sociale et esthétique d’un ensemble de musicien-ne-s, des choix esthétiques (d’interprétation, de répertoire…)? Quelles stratégies de reconnaissance mettent-elles en œuvre?
Que dire alors des rares femmes cheffes d’orchestre ? Comment construisent-elles un «goût» pour la direction, alors même que la fonction demeure largement «masculine», en matière de population exerçant ce métier comme dans les représentations qui lui sont associées? De quelles dispositions doivent-elles être dotées pour se faire une place dans cet univers professionnel ? À quelles résistances se heurtent-elles? Quelles manières de faire – sexuées? – importent-elles dans les modalités d’exercice de l’autorité, de la gestion sociale et esthétique d’un ensemble de musicien-ne-s, des choix esthétiques (d’interprétation, de répertoire…)? Quelles stratégies de reconnaissance mettent-elles en œuvre?